SAINT SEBASTIEN

Départ de Port nabé, c’ est une anse où se trouve l’embouchure du ruisseau nommé le Nabé qui pendant des siècles a fait le partage entre Piriac et Guerande puis au 19e siècle entre Piriac et la turballe.

Cette anse porte aussi le nom de Port Labé , ce serait donc pour certains spécialistes le port de l’abbé, étant donné que les abbés de Redon étaient propriétaires de ces terres. D’ailleurs on disait familièrement «  je vais au l’abbé »ce qui est donc une référence locale .

Sur cette plage il y a une source d’eau douce le long du Karré-dous ; certains la disent radioactive car ils pensent que l’eau a certainement traversé des lentilles de minerai d’uranium incluses dans le granite de l’arrière pays.

 

 LES MOULINS

Piriac comptait huit moulins mais il y a 100 ans il n’en restait que cinq .

Deux moulins sont liés à St Sebastien

 

LE MOULIN DE SAINT SEBASTIEN 18e siècle

(ou moulin de Lauvergnac ou moulin du Razay)

Ces différentes appellations ont créé dans le passé quelques confusions. Nous ne Si

en 1823, le premier cadastre permet de le situer avec précision (parcelle E 621) dans l’enceinte actuelle du village de vacances du Razay, Il apparteanit aux seigneur de Lauvergnac.

Il est exploité jusqu’à la guerre de 1914, puis mis en vente en 1919  .Le matériel est démonté en 1925 et vendu à Asserac. Il n’en reste aucune trace aujourd’hui.

 

LE MOULIN DE PRAILLANE - 1901

De construction plus récente est en bon état de conservation il a une structure différente et plus perfectionnée (voir le livre de Monsieur Georges Garnier « souvenirs du vieux Piriac »

Il a arrêté de fonctionner en 1939 suite à un violent orage : la foudre est tombée sur la vergue et a cessé de fonctionner. Le propriétaire (gd père de françoise legoff, Adrien Guillas puis Louis Guillas)ayant l’âge de la retraite n’a rien entrepris. Il a était plus tard vendu à la famille Vincent de Nantes, aménagé en résidence d’été et les héritiers en sont toujours propriétaires.

On peut facilement le voir quand on remonte de Port Nabé à St Sebastien. A l’époque il dominait majestueusement la colline.

 

PRAILLANE :

Apparemment c’est une forme francisée, on peut émettre l’hypothèse d’un PRADYANN, c'est-à-dire «  le pré de YANN, le D n’etant pas prononcé.

En divers endroits on trouve d’autres toponymes semblables, en prad notamment à Mesquer Praderoi et pradheol.

 

 

LA CHAPELLE DE ST SEBASTIEN

Le village comme la construction ne remonte qu’ au 13e siècle ou 14e siècle.

C’était une extension de l’important village de Keroudigué, créé par les religieux de l’Abbaye de St sauveur de redon pour abriter les métayers.

La chapelle fut fondée et dotée par Pierre Le Couaillon en 1543. Elle a appartenu aux habitants du petit village de Saint Sébastien jusqu'en 1905, avant de devenir propriété de la commune.

Saint Sébastien est un officier romain ? soldat de l’empereur Dioclétien ,qui jusqu’au bout proclama sa fidélité au Christ vers 288. Le culte à ce grand martyr a été certainement introduit âr les religieux de Redon.

Entrons dans la chapelle :chapelle st seb

 A l'intérieur, une très belle statue en bois polychrome personnifie le saint à qui est dédiée la chapelle.

 

 

Cet édifice est le témoin d'un attachement profond de la part des villageois.
En 1841, la chapelle faillit être détruite à cause du tracé de la nouvelle route, mais face au mécontentement villageois, la route fut déviée.

 

Outre la statue de St Sébastien,_St_Sébastien_ on peut découvrir à l'intérieur deux anges adorateurs du XVIIIe siècle qui proviendraient de l'église de Piriac, une statue de la Vierge à l'enfant (XVIIIe) ainsi qu'un bénitier et une crédence.

 

Un intéressant carrelage et un autel néo-byzantin en mosaïque agrémentent le chœur et contrastent avec l'édifice.

 

Un beau vitrail du XIXe siècle rappelle la vie du saint patron.

 

  • .vitrail

  •  

Cet édifice est le témoin d'un attachement profond de la part des villageois. En effet dans les moments de gros soucis ils accouraient suppliants, les larmes dans la voix : «  St Sébastien, protégez-nous de la peste, des épidémies, de la maladie. Protégez nos enfants et nos troupeaux ! »Saint Sébastien se laissait appitoyer et obtenait du seigneur que cesse le fléau. On venait le remercier une fois par an ou l’on y déléguait sa femme et ses enfants ;

Le sort s’acharna contre elle pour tenter de la détruire.

Il y a 40 ans c’était pour redresser le tracé de la route : il s’en est fallu de peu qu’elle ne soit rasée considérée comme une vieillerie.
Déjà précedemment ,en 1841, la chapelle faillit être détruite à moitié, dans le sens de la longueur, pour tracer la nouvelle route. La moitié, pas plus !

Une nouvelle de cette importance fit le tour du pays et une polémique commença qui dura des années : des rapports circonstancies innombrables furent rédigés pour ou contre, par les autorités ; à savoir : Le maire, le curé et les ponts et chaussées , le conseiller général, et l’evêque et le prefet.

Un problème se pose dès l’abord : cette chapelle, à qui est-elle ?

On consulte les archives et la mémoire des anciens : Il en ressortit que c’est la frairie, une communauté de village qui l’avait toujours entretenue et on ne trouve dans les actes civils aucune trace disant qu’elle serait un bien communal.

Mais était-elle d’utilité publique ?

Une tempête vint au secours de notre chapelle :

en effet dans la nuit du 29 au 30 décmbre 1705 une violente tempête s’abattit sur Piriac le clocher fut jeté sur le grand corps de l’église et la mer déborda et vint jusqu’à la grande porte de l’église.

Si l’église était encore plus endommagée où célébrer le service divin ? La chapelle de St Sebastien offrait une ressource donc n’etait pas inutile. Ce fut la conclusion tirée le 4 juillet 1841 et la chapelle fut respectée, la route fut déviée au prix d’une courbe un peu pronconcée.



LA CROIX DE ST SEBASTIEN

seule croix de fer de la commune, elle est probablement du 19e siècle et ressemble à plusieurs croix de chemin des paroisses voisines.

Son coeur rayonnant présente un entrelacs de feuilles de vigne. Assez élégante, elle manque malheureusement d' entretien et repose sur une socle de pierre en très mauvais état.

Signalée comme halte au cours des processions du début du siècle, cette croix à proximité d' habitations est actuellement de l'autre côté de la route qui borde la chapelle .

 

, SAINT SEBASTIEN aujourd’hui.

Une animation locale par l’association «  l’entente villageoise de St Sebastien » : loto, repas, spectacle, vide grenier et dernièrement « la fête des voisins ».

Le village de plein air du Razay,

vous accueille dans une ambiance familiale, chaleureuse ; on y côtoie non seulement des vacanciers souvent fidèles mais aussi les autochtones qui se retrouvent autour d’un verre , d’un repas à thème, ou d’une soirée contre les discriminations par exemple…. Loin des ambiances bruyantes et souvent inciviles des communes du bord de mer.

Le four à pain en est le symbole :

Voir l’article publié dans Ouest France en septembre 2010. ( texte et photo Jean Schauer, correspondant)

 

Le 1 er pain de la solidarité sort du four du Razay - Piriac-sur-Mer

lundi 06 septembre 2010

 

Un four à pain, à l'ancienne, vient de voir le jour au centre de vacances du Razay à Saint Sébastien grâce au travail d'une équipe de retraités motivés et solidaires venus de la Sarthe. Une histoire de copains (voir notre édition du 1 er juillet 2010) qui vient de connaître son aboutissement avec la première fournée de pain.

Tous les constructeurs étaient là car aucun n'aurait voulu rater ce grand moment et tous ont mis la main à la pâte. Pour ne prendre aucun risque un boulanger, Nicolas de La Turballe, était venu leur donner de précieux conseils. La première boule de pain sorti du four, tous se sont précipités pour le goûter et, de l'avis général, « il n'y a pas que de la farine dans ce pain car il a le goût de l'amitié et de la fraternité ». Émotion partagée par Patrick, un ancien des chantiers venu fêter sa retraite avec sa famille, des vacanciers et des habitants de Piriac.

Pari réussi pour les auteurs de cette initiative collective qui confient, la larme à l'oeil que « le pain, c'est le symbole du partage et avec ce four on a pu créer un lieu de rencontre et d'échange qui va bien au-delà de sa fonction nourricière ».

Jean Schauer