Des Noms et des Hommes

19 mai 2012

TOPONYMES COTIERS INSOLITES à PIRIAC

Les légendes et les formes ont fait appel à l'imaginaire des autochtones pour donner un nom à des rochers et à des grottes. Nous vous avons présenté précedemment, les rochers dont le nom est lié à la légende d'Almanzor et d' Iseult ( le tombeau d'Almanzor, la grotte à Madame et ses dents (rocher de Kelenn), des rochers de falaise  dont la forme évoque une couette, des oreillers, un chandelier.

Nous avons sur la côte piriacaise d'autres toponymes liés à la forme des rochers  ou de la falaise tels que :

LA GRANDE BUTTE

LA TABLE DU DIABLE, rocher noir et platblog Pointe de la croix 001

PLATEAU DE BRAMBEL, ou rocher de Brambel,  nom qui vient du breton BRAN, la hauteur arrondie et BEL ou PEL, le plus éloigné. ,

LE TROU DE LA DRAGUE

PUITS DE RIO MORE, vient du breton Rui er Mor, la rue de la mer

LE GRAND ET LE PETIT NORWEN, le grand et le petit rocher du Nord

LE GRAND ET LE PETIT BROUILLIS OU BOUSQUI, le grand et le petit bossu

LE GLO, rocher en forme de cloche

PEN DOUAT, le bout de la terre

POINTE DU CASTELLI : La pointe du Castelli à Piriac est, avec la pointe du Croisic, l’extrème avancée à l’ouest du département. Le nom de «  castelli » ne vient pas du latin mais du breton « Kastellik » ou « castellic » , le petit château, donné à cet éperon de mer et prononcé Castelli tout comme « piria » à l’époque et jusqu’en 1900. Mais ce nom ne semble remonter qu’au 15e ou au 16e siècle. Il serait alors contemporain du château de Kerjean ( Kastel Pyriac ou château Pyriac sur les cartes d’époque. Mais avant de porter ce nom, la pointe c’était Pen KiriakNom d’origine très indisctable et transcit sans latinisation dans le cartulaire de Redon aux 10e et 11e siècle sous des variantes proches.

pointe du castelli

LE PASSAGE DE LA MARIEE, passage dans une falaise qui évoquait une porte, aujourd'hui le dessus s'est écroulé.

Ce passage donne accés à la plage du Poulaire.

Passage de la mariée LE POULAIRE

 

LE GRINSARD, rocher sur lequel se dresse le tombeau d'Almanzor. D'après Quilgars, il s'agit un éponyme, forme péjorative du grincheux.

LE CANAPE, rocher plat

LE LAMPRON, ou peut-être lamperon, rocher qui aurait donc la forme d'un lamperon de chandelier dans lequel on mettait l'huile.

 

 

ENFIN deux ilots dont les appelations ne nous sont pas encore expliquées :

Nous pourrions dire comme Emile Letertre :" Pourquoi solliciter l'histoire et ne pas accepter ses silences"

L'igonne noire ( au dessus du plateau de Brambel)

Le ligogne ( entre Port -Esther et Port-au-loup)

 

DEUX GROTTES,  TOPONYMES inspirés de légendes :

La roche la plus résistante à l’érosion, le kieselschiefer, reste souvent seul sur la côte en masse carrée comme des maisons et d’autrefois les grottes qu’il forme plongent sous la colline sans que l’on puisse en découvrir le fond .

GROTTE DU CHAT

Telle LA GROTTE DU CHAT : Edouard Richer en dit « qu’on peut y pénétrer facilement jusqu’à une profondeur de plus de cent pieds , conduit si l’on en croit la tradition populaire, à plus d’une demi_lieue dans les terres. Un chat jeté dans cette grotte, forcé d’en sortit par la mer qui en fermait l’entrée, a reparu..près du village de Campsilion » Il dit aussi que cette grotte est aussi appelée « la GROTTE DU KOURICAN. Aristide Monnier quant à lui parle de LA GROTTE DES KORRIGANS »

En fait la clé du nom est peut être dans l’œuvre de RICHER , naturaliste qui inventorie la faune de Piriac et qui remarque « cette année la rive présente souvent un grand nombre de laplysies d’épilantes, vulgairement appelés chat de mer et dont on croyait la liqueur violette capable d’occasionner la dépilation. »L’appel à la faune marine pour dénommer un site semblable et somme toute logique et non sans exemples.Ainsi à Batz il ya « la fente aux pouce-pieds, la pointe des aiguillettes, l’ile aux sardines…

 

LE TROU DU MOINE FOU 

Dans un aveu du 17e siècle on trouve un ondonyme terrestre s’y rapprochant : on y parle « d’un bout de chemin qui conduit de Penharan au Sclusigo et d’autre bout autre chemin appelé le chemin du moine » On peut aisément localiser ce chemin débouchant près du site où se trouve le trou du moine fou .C’est là que les dames qui prenaient les bains de mer, quittaient leurs vêtements . En fait cette grotte a peut_être tout simplement, abrité un religieux en quête d’un ermitage isolé .

 source : Emile Letertre et Michel Garnier

Posté par penestinpiriac à 13:10 - - Commentaires [0]


14 mai 2012

MESQUER ET SES ROCHERS


iPhoto 

Une carte non datée, affichée dans les locaux de l’École de voile de Mesquer (CNQ) indique l’emplacement et le nom de vingt quatre rochers situés sur le rivage de notre commune... 

Grands et petits, les pêcheurs-amateurs connaissent ces rochers pour les trésors de crabes, bouquets, palourdes... Ils y ont leurs habitudes : au «Lanngui», c’est le congre qu’ils viennent pêcher aux grandes marées, génération après génération, au «Trou du filet», ils espèrent que les petites crevettes grises seront encore au rendez-vous... Tous ces rochers ont des noms inspirés par leur forme, la faune, la flore, des usages locaux... mais d’où viennent-ils ces noms et pourquoi ?

Donner un nom un lieu : c’est aussi se l’approprier en est-il de même pour les rochers ...

Plage après plage en commençant par le traict de Merquel et en allant jusqu’à la pointe de la Croix au bout de Lanséria, notre petit groupe les a photographiés, a interrogé les plus anciens, exploré les archives, est allé  à la «pêche» aux informations...

Nous vous invitons à nous suivre à pas de géant sur ces rochers, en partant du traict de Merquel en passant par la baie des barges, Sorloch, le Cabonnais , Beaulieu et Lanséria 

 

La Potée de beurre  Cette appellation est relativement répandu, ainsi au large port-Louis(Lorient), on trouve La Pottée de beurre et au large de Saint Malo, les pots de beurre. Faut-il y voir une référence culinaire liée au beurre dans la culture bretonne?

 

Le Rocher Préhel et la Balise du cochon sont situés entre la pointe de Merquel et la pointe de Pen Bé à la sortie du traict. Ce toponyme viendrait du breton perhél, pluriel de  porc‘hell(pourceau), autrement dit c‘est le rocher des Pourceaux. C’est sans doute la raison pour laquelle la balise qui le surmonte s’appelle la balise du Cochon.C’est aussi ce que notait Erwan Vallerie en 1995 dans «Toponymes de l’ouest du pays nantais».

 

La Basse de la chapelle, entre la plage de Sorloch et la baie des barges, c’est probablement la chapelle de Merquel située dans son axe qui lui donne son nom. Le glossaire de la voile et de la mer définit ainsi la basse : «Banc de roches formant un bas-fond. En principe, une basse ne découvre pas, même à marée basse, mais elle peut soulever la houle et faire travailler la mer, la rendre hachée. Les basses sont fréquemment recherchées par les pêcheurs, qui y trouvent semble-t-il plus de poissons qu'ailleurs.»

 

Île du loch, en breton loc’h : étang littoral, allusion aux prés inondés situés à l’ouest des marais salants (saline de Kerbernard) et autrefois, régulièrement inondés.

 

Pointe de Cap nord, ce rocher est ainsi nommé en fonction de sa situation géographique face au nord.

 

Le Raguiné est un rocher situé en face de la pointe de Sorloch. Ce toponyme, qui existe également à Bréhat, dans les Côtes d’Armor, et à Névez, dans le Finistère, indique un îlot rocheux que l’on peut rejoindre à pied sec à marée basse. Il viendrait du breton: ragenez (devenu raguenez puis raguiné) composé de rag : adjacent, ou devant, et enez: île, que l’on pourrait traduire par l’îlot d’à côté, ou l’îlot séparé du continent à marée haute.

 

Île du Lann Gui, en breton lann = lande et gui ou guy (guic) = village : ce rocher situé dans la baie du Cabonnais, face au «Lannguy» reste une énigme.Y-a-t-il eu autrefois avant Kerdandec un village appellé Lannguic ?

 

Les Crasses, toponyme régulièrement utilisé pour nommer ces rochers «à fleur d’eau» dangereux et difficilement repérables pour les navigateurs. À Penestin, on retrouve les Crasses de Loscolo et les Crasses de l’île noire présentant le même caractère de dangerosité.

 

L’esclus,du breton: skluz, (pluriel skluziou) = écluse. Il s’agit d’une sorte de bassin naturel dont les bajoyers sont formés de rochers parallèles, et que l‘on peut fermer côté mer, formant ainsi un bassin de rétention d‘eau de mer….et de poissons ! On retrouve le terme esclus à Muzillac au lieu-dit Penesclus, (le bout de l’écluse). Cet ouvrage empêchait l’eau de mer de remonter dans le ruisseau St Eloi, issu de l’étang d’eau douce de Pen Mur.

 

Passe du nord, désigne ces rochers situés au nord, de part et d’autre du goulet formant un passage étroit, naturel permettant une navigation plus sûre.

 

Le Champ de choux, serait-ce une allusion à «l’obione» vulgairement appelé «choux des marais» ou «faux pourpier» ?

 

Île des Forges , allusion à une forge? 

 

Balise du bonnet du curé, ce toponyme nous a bien intrigué car le rocher supportant cette balise latérale n’a pas à priori la forme d’un «barrette» ou de tout autre bonnet de curé. Il est possible que ce nom fasse allusion aux fusains vulgairement appelé «bonnet de curé» qui sont si fréquents à Mesquer. Mais rien n’est définitif...

 

Le Caillou à Dechauffour : il existait autrefois un rocher portant le nom d’une famille de marins installée à Mesquer , ce rocher fut arasé pour faciliter l’accès et l’entrée du port du Toulru. Dans un compte-rendu du Conseil Municipal (fin 19ème), on apprend que c’est dans la baie du Toulru que «les vieux marins de Mesquer se livrent à la pêche et amarrent leurs bateaux...». De là, à donner au rocher le nom du marin, pourquoi pas ?

 

La Tortue, c’est bien entendu sa forme qui a donné son nom à ce rocher, même si au fil des ans, l’érosion est passée par là...

 

Les  Grognes 

 

Le Bouillon de Jarnotte

 

La Fontaine de Jabot rouge

 

Île du port Velin, en breton Velin =Melin signifie moulin. Ce toponyme fait référence au moulin de Beaulieu situé sur la falaise à 50 mètres à vol d’oiseau de ce rocher .

 

Le Cul du four est le nom d’un rocher situé à l’extrémité nord de la plage de Lanséria ; son nom peut être rapporté à sa forme qui rappelle l’extrémité supérieure du four à pain. Par extension un cul de four en architecture est une voute en forme de quart de sphère ressemblant au fond d’un four à pain.

 

Le Trou du filet, une carte postale ancienne nomme déjà ainsi ce rocher..

 

Île de Praderoi  : ce toponyme fait probablement allusion à sa proximité du hameau de Praderoi qu’on écrivait, au XVème siècle, Pradrouais(Prad Roué) - le Pré du Roi.
Toutefois, le nom de Praderoi pourrait se prêter à une autre étymologie en s’écrivant Prad er houat, ou Prad er houet, le pré du bois, comme dans le Morbihan Prad er houat en Landevant. Les similitudes sont telles entre nos noms de lieux et ceux du Morbihan que cette dernière version paraît aussi plausible.

 

Le Courant de L’étang semble être le nom d’un lieu côtier, et non le nom d’un rocher, qui se trouve en face de la petite plage de Kersauvage située, elle-même, au sud de la plage de Lanséria. Les terres, qui se situaient derrière cette plage, appartenaient au domaine de Soursac, aujourd’hui loti et traversé par les routes. En son milieu, se trouvait un étang (qui existe toujours)et dans lequel les enfants du secteur allaient pêcher la grenouille.. Lors des fortes pluies, l’étang vidait son trop-plein, formant un courant d’eau, vite grossi par les ruissellements avoisinants. Cette eau se déversait en abondance sur la plage de Kersauvage, au travers d’une ouverture arrondie dans le grand mur qui longe la plage, charriant dans son flot de grande quantité de sable ; elle finissait sa course en se glissant dans un lit, bordé par les rochers de Kersauvage, qui a pris comme nom « Le courant de l’étang ». D’autres  parlent de « La coulée de l’étang ».

Qu'il nous soit permis d'évoquer quelques rochers de Mesquer dont les noms n'apparaissent pas dans cette liste...

La Basse de Beaulieu décrite par Joanne fin 19 ème siècle avec beaucoup de précisions ne livre cependant aucun nom de rochers : "Basse de la côte sud de Bretagne, dans les parages de Mesquer... Cette basse qui a plusieurs têtes de roches, assèche de 4 décimètres, elle est signalée par une bouée placée au sud de la tête la plus élevée. Les caboteurs viennent quelque fois, avec des vents d’est et sud-est mouiller sous la côte de Mesquer vis à vis de l’anse de Beaulieu : ce mouillage se fait à petite distance de la terre, par des fonds de 3mètres à 3,50 mètres..." (à suivre...)

 

Posté par penestinpiriac à 18:19 - - Commentaires [0]
12 avril 2012

à PIRIAC: rue de CHATOUSSEAU et LES ROTHRESS

CHATOUSSEAU : Il faudrait écrire "CHATEAUSOT" ainsi que l'attestent bien des documents au 18e siècle.

Pour exemple un arrêté du Maire A.Belliotte de la Ville-Allain en date du 24 juin 1850, ainsi rédigé :

"Article 13 - Il est défendu à toute personne de se baigner, sans être décemment vêtue, depuis la baie de Châteausot inclusivement jusqu'à la baie de Port-Boucher."


Cette baie se situe entre le plage Saint Michel et celle du Closio.

rue de chatoussseau

Ce serait en fait l"histoire d'un piriacais qui a eut l'idée de faire construire  à cet endroit si loin du bourg à l' époque. L'originalité avait mauvaise presse et comme le bâtisseur n'était pas un génie, les piriacais jouèrent avec ce calembour : Château-sot.

La partie sud-ouest de la grande plage jusqu'à Chatousseau se nommait "conguel" ou 'Kongel", diminutif de "konk" qui signifie petite conque ou baie.

 

 

 


LES ROTHRESS :


En fait il s'agit d'un seul rocher. nom du breton vanetais parlé à Piriac jusqu'au 17e siècle, ce qui signifierait :

un rocher en travers de la route, ou traversé par une coulée.

 

source : Emile Letertre et Michel Garnier

 


 

 

 

source : Emile Letertre et Michel Garnier.

 

 

Posté par penestinpiriac à 16:28 - - Commentaires [1]
17 mars 2012

PIRIAC : TOULIFAUT, le manoir

TOULIFAUT ou TOULLIFAUT . Ce nom  se décompose en "TOULL-I-FAV", c'est à dire " le trou des hêtres", voir " aux faux".On retrouve le même nom avec la même orthographe à Nort-sur-Erdre, Pierric et Pontchâteau, tous donc dans la Loire Atlantique.TOULIFAUT plan GG PK 78 001

Entre le bourg de Piriac et le village de Port-au-loup, presque sur le rivage existaient, il n'y a pas longtemps, les ruines d'une vieille et grande habitation que les piriacais appelaient TOULIFAUT. La majorité de ces ruines, qui étaient encore importantes à la fin du 19e siècle, a été au cours des ans, pillée sans doute pour construire des murets destinés à clore certaines parcelles de culture et à couper le vent. Au début du 20e siècle , il ne subsistait que le pignon du bâtiment principal, les éléments d'une belle cheminée de pierre en suspension à quelques métres de hauteur, qui laissaient supposer l'existence d'un étage habitable.

TOULIFAUT était appelé autrefois " la salle des prières" ayant été autrefois  le siège de l'intendance, en Piriac, de l'abbaye de Prières. Cette abbaye, située en Billiers (Morbihan), à l'embouchure de la vilaine  , avait été fondée en 1252 par Jean 1er. Toulifaut devint de bonne heure la propriété des religieux des Prières.  La construction les portait les caractères de la fin du 13e siècle ou début du 14e siècle.    

Au 17e siècle une terrible crise en Bretagne, obligea les religieux à abandonner ces terres, les revenus devenus trop réduits. Un document de 1642 précise que déjà le bâtiment tomabait en ruine.  Puis dans lors de la tourmente révolutionnaire, le domaine fut confisqué et vendu.    

                                                       

Toulifaut Mme Bachelot pk 78 001

 

 Dessin de Mame Bachelot-Villeneuve (1867)

(épouse d' Alphonse de Chateaubriant)

 

 

 

Source : Georges Garnier ( Pen Kiriak 1998)

 

 

Posté par penestinpiriac à 11:45 - - Commentaires [0]
02 mars 2012

LE BRANZAIS à Pénestin

Branzais

"Le Branzais" se situe sur la côte Nord de Pénestin, en bordure de Vilaine, à mi-chemin entre le bourg de Pénestin et le village de Tréhiguier.

On retrouve la trace de ce lieu-dit sur des actes notariés du 17e Siècle avec l'orthographe Branzay. Il apparait en 1834 sur le cadastre napoléonien sous l'orthographe Bronzay. 

 

Penestin le branzaisL'une des hypothèses pour expliquer ce toponyme serait de le traduire par le vieux breton avec l'association de "bran" ("bren") qui désigne une colline boisée, et de "scau" ou "sceu" ("skav") qui signifie sureau.

On retrouve le suffixe latin "eta" (littéralement "le lieu où il y a") qui donne la terminaison "-ais", visible également dans "la Sauleraie".

"Le branzais" pourrait donc très simplement signifier "colline boisée où pousse le sureau", un arbuste ou plantes herbacée du genre Sambucus, appartenant à la famille des Caprifoliacées.

La topographie des lieux ne présente cependant pas de colline au Branzais, et "skav", sureau, ne peut évoluer en "-zais" d'un point de vue phonétique.

Le suffixe d'origine latine -ETA ou -ETUM n'entre pas plus en composition dans ce nom : Le Branzais est plus certainement identique à Branzay en Piriac, noté Branzec et Bransec en 1572, où se reconnait le mot breton BRANSEG, "pointe". 

Le Branzais côtoie en revanche la POINTE de Pengrin.

 

Posté par penestinpiriac à 10:27 - - Commentaires [2]


29 février 2012

Toponymes de Piriac SUR LA CARTE DE CASSINI

Nous avons choisi de travailler, en premier lieu, sur les toponymes littoraux de Piriac qui  apparaissent sur la carte de Cassini ci-jointe. Mais qu'elle est l'origine de cette carte ?

Cette carte a été établie à partir des données du cadastre de 1825. Certaines appellations ou orthographes de lieux ont changé au cours du temps. Certaines roches n'existent peut-être plus.Présentation cassini1

La carte de Cassini, ou carte de l'Académie, doit son nom aux quatre générations de savants qui contribuèrent à l'établir de père en fils au 18e siècle. Si la carte fut réalisée par les deux dernières générations, les travaux d'astronomie et de géodésie( science de mesure de la terre) mis en oeuvre par les deux premières générations en furent le préambule indispensable.

Grâce à l'utilisation de la triangulation (mesure angulaire des distances), elle offrait une précision et une homogénéité sans précédent et représentait une innovation technique et scientifique majeure. Elle constitue aussi la première grande enquête toponymique au niveau national.

C'est l'exemplaire dit de " Marie-Antoinette" qui est aujourd'hui consultable sur le Géoportail comprenant 180 feuilles gravées et aquarellées, il est conservé à la Bibliothèque nationale.

    .cartes 002                                                                                                                                                                                                                     

                              

 Dressée par ordre du roi Louis XV, la "carte de Cassini" est la plus ancienne des cartes de la France entière à l'échelle topographique.

Elle est aussi la première dans le monde qui ait été établie en s'appuyant sur la triangulation géodésique, mesurée par Cassini de Thury de l'Académie Royale des Sciences de 1683 à 1744.

Les travaux sur le terrain et la gravure de la carte ne furent terminés qu'en 1815.

 

(source Wikipedia) 

Posté par penestinpiriac à 16:38 - - Commentaires [0]
27 janvier 2012

Bilan de la 1ère exposition itinérante

Ce début d'année est l'occasion pour notre groupe de réflexion sur les toponymes de vous présenter nos meilleurs voeux pour 2012, mais aussi de faire un bilan de la 1ère exposition itinérante sur les toponymes littoraux de Pénestin, Piriac-sur-Mer, et Mesquer, qui a eu lieu entre le mois d'aout et le mois d'octobre 2011.

Le bilan est très satisfaisant pour une première, puisqu'environ 800 personnes ont pu découvrir l'origine des noms de lieux de ces communes de la presqu'île de Guérande. Les réactions ont été positives dans la majorité des cas (surprise, intérêt...).

Les visiteurs ont généralement pris le temps de lire les panneaux (la durée moyenne d'une visite allant d'1h à 1h30) et engageaient facilement l'échange avec la personne de l'accueil, posant des questions et demandant des informations complémentaires.

Deux souhaits sont revenus à plusieurs reprises: l'édition d'un livret reprenant l'exposition, voire à terme d'un ouvrage, et la demande d'étendre cette démarche de recherche aux toponymes de l'intérieurs de terres.

Beaucoup d'entre-vous auraient aimé également pouvoir consulter les posters sur la toponymie bretonne du pays Guérandais, vous pouvez donc les consulter ci-dessous en cliquant sur les fichiers PDF:

poster_la_toponymie_bretonne_du_pays_Guerandais

poster_quel_heritage_pour_le_pays_de_Guerande

Mise en place en ce début d'année, la Newsletter vous permettra, en vous inscrivant, d'être immédiatement prévenus de la mise en ligne d'un nouvel article par courriel. N'hésitez pas à laisser vos commentaires, poser des questions, faire part de vos idées afin de faire avancer les recherches sur la toponymie de nos territoires.

Posté par penestinpiriac à 12:08 - - Commentaires [1]
19 janvier 2012

LES CORPS DE GARDE DE PIRIAC

Il en existait  tout le long du littoral breton de ces bâtisses massives à la structure renforcée. Les murs ont une épaisseur de un mètre et une voûte de pierre double la couverture d’ardoise.

Ces bâtiments étaient destinés à abriter les milices garde-côtes, corps recruté parmi les  habitants non inscrits maritimes, qui servaient sous les ordres de Monsieur de TOURNEMINE, baron de CAMPZILLON

Leur mission était d’assurer la surveillance et la défense efficace de nos rivages ou prévenir d’un débarquement éventuel des  anglais ou des espagnols qui croisaient au large..

Trois d’entre eux se trouvaient sur la côte piriacaise.

 LE CORPS DE GARDE SAINT MICHEL

Il se trouvait  à la pointe du Castelli et fut détruit en 1931.Plage ST Michel - 02 001

 
 LE CORPS DE GARDE DU BOURG , à la butte

Il est situé entre la plage et le port et  fut édifié sous LOUIS XV, vers 1690.

 

 


corps de garde butte situation

photo CORPS DE GARDE BUTTE sT mICHEL PK 76 001

5795098




LE CORPS DE GARDE DE KERVAGAREC

(plateau de Brambel) son nom vient de « aula barrek », la ferme ou la cour de ferme sur la hauteur

Il fut construit en 1754 par le marquis de PAULWY, secrétaire d’ Etat à la guerre, au titre d’une deuxième tranche de travaux et à la suite d’une inspection du Duc d’AIGUILLON, commandant en Bretagne pour le Gouvernement de LOUIS XV . ce dernier venu sur place en 1753 jugeant les moyens de défense de la côte insuffisants.

                                                                                               ____________________________________

kervagarec situation

 



photo Corps de garde Kergavarec pk76 001

Posté par penestinpiriac à 19:21 - - Commentaires [1]
16 janvier 2012

LOSCOLO à Pénestin

photo de LoscoloDes feux sur la plage ?

En moyen breton (nom donné à la langue bretonne écrite de la fin du 11e Siècle à la première partie du 17e Siècle), « losk » signifie « brûlé » ou « état d’une chose qui brûle », au sens de feu fixe, et « koll », le coudrier qui donne « kollo » au pluriel.

Faut-il voir dans cette appellation une allusion aux feux que les habitants de Pénestin, jadis, auraient allumés sur la côte, pour provoquer des naufrages et ainsi récupérer les marchandises des navires ?

 

Un corps de garde ?

Une autre explication, toujours basée sur le terme « losk » qui désignerait un « feu fixe », fait référence à un corps de garde construit à Loscolo en 1774, doté d’un ou deux signaux pour prévenir la population locale et les troupes militaires d’une invasion imminente des Anglais.

 

cp loscoloUne dénomination antérieure

Cependant, la dénomination apparaît bien avant la construction de la guérite et des signaux implantés en 1774. En attestent les occurrences Lescollo, Loscolo, Loscollo lues aux 17e et 18e siècles et qui renvoient à l’ancien parcellaire agricole de ce secteur. Sur le plan linguistique, il est indéniable que ces formes se rattachent à la dénomination Louescouello relevée à deux reprises en 1612. Cette dernière atteste que les notations de l’époque moderne résultent de la simplification d’un toponyme primitivement articulé [lu’eskou’ello] > [leskoullo], [loskoullo], > [leskolo] [loskolo]. Du fait de cette filiation irréfutable, l’interprétation à partir du radical breton losk, lesk, « brûlé », devient caduque.

Posté par penestinpiriac à 16:17 - - Commentaires [1]
16 décembre 2011

PEN ARAN à Piriac

Diverses interprétations souvent fantaisistes se sont succédées :plan pen aran

 

1 – LE CAP DES HARANGUES :

Ainsi Edouard Richer voyait dans « hareng » le français « harangue » et traduisait ainsi PEN ARAN en «  cap des harangues ». Richer et ses continuateurs justifiaient cette interprétation en expliquant avec le plus grand sérieux que les druides venaient en ce lieu déclamer des exhortations ( des harangues) au peuple.

 

2 – LE POISSON appelé HARENG

 

Enfin Gustave Blanchard reprend à son compte une hypothèse formulée en marge par le même Richer, lequel identifie « hareng » au français «  hareng : le poisson.Mais il préfère y voir « harinc » breton emprunté au n éerlandais ou au francique « haring » ayant le même sens : Le poisson « Clupea harangea « est une espèce commune aux abords de Piriac, qui depuis le 18e siècle au moins, fait l’objet d’un’ pêche saisonnière importante.

                                                                                                                   toponymes 012

3 – PEN AR RAN : la pointe du pays en breton ?

Traduction favorablement accueillie ; le DDE a retenu pour la signalisation Pen ar ran.

Le breton parlé à Piriac se rattache au dialecte vannetais et c’est en en/er et non en an/ar ; le toponyme aurait du se présenter sous la forme de Pen er ran ou Pen en ran.

 

4 – LES FORMES ANCIENNES

répertoriées par henri Quilgars dans « le dictionnaire topographique de la Loire-inférieure » les formes anciennes sont :

Penarant en 1572

Penharan en 1627

 

On y relève aussi » Penferan ».

Ce nom apparaît pour la première fois en 1397 dans un inventaire des rentes à percevoir en Piriac, ainsi que dans la retranscription de ce document en 1415.

Une nouvelle source indique l’existence d’un village de Penffuaren sur le territoire de Piriac en 1479

 

5– PREMIERE HYPOTHESE qui peut être avancée :

La graphie la plus ancienne  Penferan  qui pourrait se décomposer en pen peran ou pen paran, soit un diminutif en an , Penaran se traduirait par le bout de la petite parcelle.

 

6– SECONDE HYPOTHESE la plus probable

se fonde sur la graphie penffuaren qui semble indiquer en onomastique, une formation pen + guaren, sens de garenne en vannetais, terrain clos puis ensuite conservé pour la chasse.

Ce village de Penffuaren était a proximité de l’ancien camp retranché du Castelli.

Le castelli ( Castellic en 1572) est évocateur des éperons barrés utilisée au cours du second âge du fer. Ensuite dans le paysage médiéval, la succession de douves et de levées de terre du castelli ont offert toutes les caractéristiques d’un enclos ou d’un terrain aménagé.

Penaran, situé sur l’accés du site fortifié, fut donc ressenti comme «  le chef «  ou l’extrémité d’une garenne originale.

Il n »est pas interdit de penser que Penaran soit partie intégrante du système défensif du Castelli ou de son territoire immédiat.

 

Source : chronique de Gildas Buron ( cahiers du pays guerandais)

 

PEN AR RAN ET SON CALVAIRE :

calvaire de Pen Aran sur lieu d'origine 001

Vers 1926 un estivant bien connu des piriacais, le docteur Bezy, fit construire sa nouvelle résidence à l’entrée du village de Pen ar ran. Amoureux des vieilles pierrres qu’il glanait sur le territoire de la commune, un jour de 1932 il découvrit dans un champ, prés de Terneve, au lieu dit « Kergobel, une vielle pierre représentant le Christ en croix , élément d’un vieux calvaire. Il eut alors l’idée de reconstituer cet édifice disparu et à l’aide d’un ami ayant un chariot, il ramena sa trouvaille près de chez lui. Il récupéra de grosses pierres dans un fossé du château de Kerjean pour en faire la base du calvaire. (Source : Georges Garnier)

L'abbé Emile Letertre, dans son livre "Piriac hier et aujourd'hui paru en 1974 ajoute au sujet de ce calvaire "qu'il se promena même en cinq endroits différents avant de stationner où on peut l'admirer de nos jours".

 

 

Posté par penestinpiriac à 11:38 - - Commentaires [0]
12 décembre 2011

MESQUER : nouvelle hypothèse

Un grand merci à tous les visiteurs de l’exposition «Toponymie» qui s’est tenue à la maison du patrimoine de Mesquer, fin octobre 2011. Cette exposition faisait le point sur les recherches menées à Mesquer, Piriac et Penestin, par notre groupe de «toponymistes amateurs».Les remarques notées sur le livre d’or par les visiteurs de l’exposition et les suggestions transmises directement sur notre site internet nous ont incités à approfondir nos recherches sur l’origine de «Mesquer».

En effet dans un article précédent, nous citions un extrait de « La Boucle du Mès», écrit en 1972 par L’abbé Mercier et Yves Horeau  proposant une première hypothèse concernant cette étymologie. Or la lecture d’un texte, publié dans le N° 48 des Cahiers du pays de guérande, sous la plume d’Yves Horeau, a retenu toute notre attention.

Yves Horeau, co-auteur de «La Boucle du Mès» écrit que « Le Père Mercier [à la recherche d’un titre] eut l’idée de combiner deux notices empruntés aux érudits locaux, à Amédée de Francheville et Henri Quilgars...» et il conclut son article ainsi «le Mès a sans doute été inventé en 1853, mais à part quelques érudits, personne ne s'en était aperçu jusqu’à ce qu’en 1972, le Père Mercier et moi lui ayons donné une existence publique...».

Dans cet article, Yves Horeau nous livre les étapes qui l’ont amené comme il le note «à faire amende honorable...». D’abord, il y a eu ce courrier de son ami Fernand Guériff, en 1983 qui le mettait en garde à propos du Mès «...Il s’avère que ce ruisseau n’a jamais existé ... aucun acte ancien (à ma connaissance) ne donne le nom de Mès à ce ruisseau de pondarmes...on disait l’étier de Pigneux ou l’étier de la Barre

Puis évoquant les notices sur Mesquer dans le «Dictionnaire historique et géographique de Bretagne» de Jean-Baptiste Ogée en 1778-1780 et dans le «Dictionnaire historique, géographique et topographique de l’ancien comté nantais» de Macé de Vaudoré en 1836, Yves Horeau constate que ni l’un, ni l’autre «...n’avait rien dit du Mès»...
De plus, ce dernier rappelle que «Paul Quentel, un spécialiste, [signalait] à Fernand Guériff [que] le mot Mès vient de Maez ...qui signifie champ clos, ouvert...»
Enfin poursuivant son argumentation, Yves Horeau souligne que le préfixe «Mès» est largement «représenté dans la Presqu’île ...[ainsi] Henri Quilgars compte 17 noms de lieux à Guérande, 9 à Mesquer,.. 3 à Escoublac» et il conclut «n’est-on pas en droit de penser que le nom propre d’un ruisseau puisse expliquer Mesquer, Mesquery et Pondarmes?» 

Voilà bien du grain à moudre ...

Pour conclure, nous vous proposons cet extrait de la notice «litigieuse» rédigée par Amédée de Francheville lors de l’actualisation en 1843-1853 du Dictionnaire historique et géographique de Bretagne» de Jean-Baptiste Ogée :
«Mesquer ou plutôt «MesKaer» signifie en langue bretonne le «joli Mes». Cette commune doit son nom à un ruisseau nommé le «Mès» qui se jette dans la baie de «Pen-Bay», après avoir reçu la plus grande partie des eaux de Guérande».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par penestinpiriac à 16:51 - - Commentaires [0]
10 novembre 2011

LES LEHNS de Piriac

Ce mot breton représente un lieu humide et saumâtre, marais ou simple mare plus ou moins en communication avec la mer.

A Piriac, sur les documents anciens on  relevait :

- le lehn de Porh er Steir, celui de Pot au Loup,

celui de Saint-Michel ( place du lehn, ),plans cadastrale plage pk80 001

celui de Pen ar ran, du Pado, de Lérat, de Port Nabé.

Tous ces lehns étaient alimentés par des ruisseaux et tous en communication avec la mer à marée haute, à l’exception de celui de Pen Aran à moins que son niveau n’ait été relevé par la mine d’étain.

La plus part ont disparu :

Le lehn de Porh er Steir  et celui de Port Au Loup ont été coupés en deux par la route côtière construite après la guerre.

Le Lehn de Saint Michel, dans le vieux quartier de Piriac, s’engageait dans la rue des Cap-Horniers. Après la guerre il fut planté de peupliers et aujourd’hui c’est la place du marché avec son grand parking. Il en existait un autre entre le Castel et la poste.

A Pen ar ran les cartes récentes notent encore l’appellation de lehn , à l’accés à la plage du Bichet, parking actuel.

Celui du Pado, coupé par la route côtière était presqu’intact jusqu’en 1970.

Celui de Lérat, connu sous le nom du « palud » est l’un des plus important pour l’entrée de la mer. On y péchait des espèces de poissons d’eau salé jusqu’au début du 20e siècle. On y trouve aujourd’hui de la verdure et un terrain de sport.

Port Nabé dit aussi Vallon de Brandu  est réputé pour avoir été un port antique  où on aurait commenceé l’exploitation de l’étain. C’était un marais sec l’été. En voulant assecher ce vallon on a construit une buse sous la route côtière et en fait cette réalisation  a créé un plan d’eau permanent, même l’été. Les hérons dérangés par  la construction du village vacances de Praillane sont partis mais  les canards et poules d’eau y prolifèrent. Ce lieu est donc le seul lehn qui ait gardé son caractère marécageux.

 

Source :Jacques Bachelier 1994

Posté par penestinpiriac à 11:51 - - Commentaires [0]
02 novembre 2011

KERFAHLER à Pénestin

Le toponyme Kerfalher est intéressant, puisqu’il renvoie peut être au mode de subsistance, au métier des habitants de ce hameau. En effet, ce nom pourrait venir du moyen breton « falc’her » qui veut dire faucheur, moissonneur, et du vieux breton « falz », la faucille, Ker signifiant le village en breton moderne.

Le « village des faucheurs » a, comme de nombreux villages pénestinois, longtemps eu une vocation agricole très marquée, puisqu’il y a quelques années encore, seules quelques maison existaient sur son territoire, majoritairement constitué de grandes parcelles cultivables.

kerfalher 

Posté par penestinpiriac à 14:32 - - Commentaires [0]
29 août 2011

MESQUER: plusieurs étymologies possibles

 61217162_p

Pour agrandir veuillez cliquer ci-dessous:

Carte Cotière de Mesquer

 

 Photos commune expo cartes postales 1200photo mesquer 001

 

 

 

 

 

 

 

L'office de la langue bretonne traduit Mesquer par Mesker, dont la signification peut sembler évidente : le village du Mès, du nom du ruisseau, le Mès, et Ker, le village.

Toutefois, on peut se demander pourquoi le terme « Ker » est placé en suffixe alors qu'en breton, les noms de villages s'écrivent avec « Ker » en préfixe.

L'office de la langue bretonne indique les orthographes successives de Mesquer :

  • 1330 : Mesquel puis Mesquer 1415 – Mesquier
  • 1574 : Mesguer 1630 – Mesguier
  • 1654 : Mesquier

Dans "la boucle du Mes" il est noté que dans les textes les plus anciensayant subsisté, on trouve pour la première fois le nom de Mesquer  en 1182.

l' évolution orthographique de Mesquier entre 1415 et 1654 pourrait être attribuée à une erreur de transcription sur les régistres paroissiaux.

 En breton, MES = champ et GUER =kaër=pays

Les uns y voient la réunion de deux mots : « Mes » désignant le ruisseau plus connu sous le nom d' étier de Pont-d'Armes, et « KER » le préfixe breton si employé dans la formation des noms de lieu. Mais comment expliquer que ce mot ait fait exception à la règle générale : pourquoi « Ker » est-il suffixe ici ? On n'a pas d'exemple de ce fait, sauf pour Cosquer à cause de l'adjectif « Cos » qui veut être suivi du nom auquel il se rapporte. On devrait avoir Kermes et non pas Mesquer comme on a Kervarin, Kerguillote, etc......D'autres ont vu dans Mesquer l'adjectif breton «kaër=joli et ont traduit Mesquer par joli « Mes ».

Enfin, on a décomposé le mot Mesquer ainsi : Maris Ker=lo pays de la mer, associant un préfixe breton avec un génitif latin.

Le mot Mesquer, d'ailleurs, du moins dans sa forme primitive, est vraisembablement antérieur aux invasions bretonnes. Il ne faut donc pas lui chercher une origine bretonne qu'il ne peut avoir

 

Posté par penestinpiriac à 15:51 - - Commentaires [1]

Carte des toponymes littoraux: MESQUER

La commune de Mesquer a rejoint le groupe de réflexion sur les toponymes de la presqu'île de Guérande.Voici une carte répertoriant les différents toponymes littoraux sur la commune (cliquez sur la carte pour l'agrandir).

 

carte_mesquer

Pour consulter la carte en format PDF (meilleure résolution), cliquez sur le fichier PDF: carte_mesquer

Réalisation: F.B.

 

 

Posté par penestinpiriac à 14:34 - - Commentaires [6]
28 août 2011

ROSTU

ROSTU - (village) breton "ros" avec le sens du tertre et nom de famille "Le Tu" ou "Le Dû" (en breton : le noir).On retrouve le terme "ROS" dans plusieurs endroits de Bretagne sous la forme "RO" ou "ROZ" (Roz-Landrieux et Roz s/Couesnon qui sont des villages "haut-perchés" en Ille et Vilaine)

Posté par penestinpiriac à 16:20 - - Commentaires [0]

KERVARIN

KERVARIN - (village) KERWARIN, ker et nom de famille Varin ou Marin, voudrait dire pays qui se trouve au bord de l'eau, ou village de marins

Posté par penestinpiriac à 15:23 - - Commentaires [0]
27 août 2011

BREHERIN

BREHERIN - dans ce nom, il semble y avoir le breton bre = colline et un nom de famille

Posté par penestinpiriac à 15:21 - - Commentaires [0]

ROSAY (le)

ROSAY (le) - (village) breton, "ROS"= le tertre, rosec= petit tertre, hauteur

Les bateaux venant se réfugier dans l'étier de Kercabellec étaient soulagés en apercevant les hauteurs du ROSAY (Mesquer, histoire d'une fidélité, Mgr Lequimener)

Posté par penestinpiriac à 14:45 - - Commentaires [0]
26 août 2011

KERCABELLEC

photo mesquer 002KERCABELLEC - (village) breton ker = village. On a voulu voir Kabelec=alouette ou Belec = prêtre: village des alouettes ou demeure du prêtre. Peut-être faut-il y voir Cabelec, nom de famille, nous trouvons également le village de l'homme au grand capuchon. l'abbé Seneuze nous fait savoir que les templiers étaient désignés au moyen-âge par le nom de Moines Rouges à cause du manteau rouge qu'ils portaient (avec capuche ?). Le port de Kercabellec fut jadis florissant, nous rappelle-t-il. Les moines de Merquel, entre autres,  s'en servaient pour leur approvisionnement et pour leurs expéditions.

Posté par penestinpiriac à 16:22 - - Commentaires [0]