Des Noms et des Hommes

04 novembre 2015

L' URANIUM : l'épopée de l'étain continue

Les forages à la recherche de l’étain  n’offrant aucun résultat, sont interrompus en 1927.

Il faudra attendre 1964 pour que le Bureau des Recherches Géologiques et Minières reprennent les prospections, mais ce n’est plus l’étain qui est l’objet des travaux : l’ uranium a pris la place dans les soucis scientifiques et Piriac a été reconnu riche de ce métal précieux pour l’industrie.

Des sondages  furent entrepris sur le site de l’ancienne mine d’étain ainsi que sur les hauts de Kervin, en vue de rechercher les gisements de « pechblende » uranate naturel d’oxyde de radium. Mais la priorité fut accordée  au secteur de Pen-Aran.  La  COGEMA  ( Compagnie Générale des Matières Nucléaires) se vit octroyer un certain périmètre de terrain juste à côté des installations des pipe-lines. Une galerie de pénétration y fût bientôt entreprise et les explorations préliminaires furent amorcées de part et d’autre du tunnel . La mine gagna peu à peu en profondeur et des tunnels de recherches s’établirent à différents niveaux. Tous ces matériaux extraits des entrailles du sous sol sont amenés à l’air libre par des engins à benne articulés. Ces déblais sont lavés dans des bacs pur enlever la terre et les impuretés. Ils sont ensuite acheminés dans une usine en Vendée où ils seront traités. L’eau qui a servit à ces lavages successifs est épurée et soigneusement  contrôlée avant d’être rejetée à la mer.

Ce gisement exploité par la COGEMA se révèlera d’une teneur élevée.

Entre 1975 et 1991, date de la fermeture de la mine,  602 tonnes d’uranium furent extraites dans des galeries s’enfonçant à 220m de profondeur y compris sous la mer toute proche.

Une des raisons de l’arrêt de l’exploitation fut  que le secteur s’est progressivement couvert de résidences secondaires et le site voué au tourisme. De plus les questions  sur la radioactivité ne pouvaient être éludées : ces eaux chargées d’uranium et de radium suscitèrent beaucoup d d’interrogation et  d’inquiétude. Un système d’épuration des eaux fut mis en place et se révéla efficace. L’exploitant du donc s’adapter à un environnement exigeant. Finalement les résultats négatifs des prospections s’ajoutant aux difficultés techniques de l’extraction, conduisirent à son arrêt. L’entrée de la mine fut obstruée. Toute construction, tous travaux de voirie ou de forage sont interdits sur le site qui n’est donc plus utilisable. Un suivi de la radioactivité des eaux de ruissellement a été assuré sous le contrôle de la DDASS et n’a montré, heureusement, aucune anomalie.

 

Ref : manuscrit de Robert Hémon «  de l’étain à l’uranium, tout une épopée »

Et  «  se souvenir de la pointe du >Pays de Guérande, Piriac sur mer » par Michel Garnier

 

 

EXPOSITION  sur La mine d’uranium, à la maison du patrimoine de Piriac sur mer : Yves le fur,  Géologue,  a apporté sa contribution à la réalisation de cette exposition dont  une partie est consacrée aux métiers de la mine avec des maquettes prêtées par une association de Saint Crespin sur Moine dans le Maine et Loire où se situait une autre mine d’uranium.                                                                                          

 L’autre partie retrace les contours du gisement et traite de l’aspect sécurité comme les mesures radiométriques et les relevés hydrogéologiques.

 

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 photo : Jean Schauer

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05 juin 2015

PIRIAC ET SES RUES : rue de Keroman

 

rue de keroman aujourd'hui

 

rue de keroman aujourd'hui 2

Cette rue de Keroman qui constitue l’entréedu bourg, et qui mène à l’église et au port, doit son nom à un philanthrope Jean-Antoine Eudo de Keroman qui finança en 1786 la jetée en remplacement d'une estacade en bois.

 début de la rue de Keroman

port a marée base

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12 août 2013

Toponymes côtiers, Tome 1

couv toponymes

L'ouvrage sur les toponymes côtiers de Pénestin, Mesquer et Piriac est enfin paru.

Vous le trouverez en vente aux Offices de Tourisme des trois communes, ainsi qu'à la Maison du Patrimoine de Piriac, au prix de 5 €. 

Cet ouvrage fait suite à l'exposition itinérante de 2011. De courtes notices non-exhaustives font le point sur les découvertes toponymiques passées et proposent de nouvelles hypothèses qui prennent en compte la dualité linguistique du territoire de ces communes.


Ce recueil est le premier d’une série à venir.

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04 juin 2013

LE ROSAIS (Rosec, Roseg, Rosay)

Formé de "ros" : «tertre» ou «promontoire», «éperon», comme dans Rostu auquel s’ajoute le suffixe -ec ou (moderne -eg) qui en indique l’importance. Le Rosais est le site le plus haut de ce secteur côtier. Mais que cache la hauteur ? Peut-être une roselière (roseg). la question mérite, pour G. Buron d’être posée!
Le Rosais ne comptait en 1841 que six habitants répartis en deux ménages dont les chefs étaient l’un, Syndic des gens de mer et l’autre, Maître au cabotage, l’un deux occupait la maison rose baptisée «Le Rosais».

 

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KERVARIN (Quergoarin, Querouarin, Keruarin)

Selon les actes de baillées et d’aveux datant du XVème siècle, Kervarin, comme le tiers des villages et hameaux de Mesquer est formé du préfixe «ker» qui signifie «lieu où il y a de la vie et par extension : hameau, village» et du patronyme du fondateur éponyme du village, ici un certain «Goarin».
Kervarin borde les marais et a connu depuis le raz-de-marée de 1598, des inondations régulières malgré l’édification du brise-lame de Merquel en 1869. 

 

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