Des Noms et des Hommes

09 novembre 2016

Piriac : la venelle du Sourd

La venelle du Sourd proviendrait d'un nom de famille Le Sourd qui au XVIII ème siècle habitait Piriac pour la construction du  môle de Piriac, un principal ouvrier, tailleur de pierre,  s'appelait Charles Le Sourd. 

 

 la maison de cette venelle, est appelée " maison du juif" car une étoile de David y est représentée.,

venelle du sourd

Selon l'abbé Letertre Monsieur DUSSOURD y habitait.  Mais Il s'agit peut-être de celle d'un marchand car l'étoile est entourée de gerbes de blé

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Piriac : avenue du CASTELLI

La pointe du Castelli à Piriac est, avec la pointe du Croisic, l’extrème avancée à l’ouest du département.

pointe du castelli

 

 

Le nom de «  castelli » ne vient pas du latin mais du breton « Kastellik » ou « castellic » , le petit château, donné à cet éperon de mer et prononcé Castelli tout comme « piria » à l’époque et jusqu’en 1900.

Mais ce nom ne semble remonter qu’au 15e ou au 16e siècle. Il serait alors contemporain  du château de Kerjean ( Kastel Pyriac ou château Pyriac sur les cartes d’époque.

 

Mais avant de porter ce nom, la pointe c’était Pen Kiriak

Nom d’origine très indiscutable et transcrit sans latinisation dans le cartulaire de Redon aux 10e et 11e siècle sous des variantes proches :

PENKIRIAK PENKERIAK PENHERIAC  PEN CERIAC PEN HERIAC  PEN KERAC PIHIRYAT ( variante reprise au 16e siécle pour designer la paroisse.  En 1625 on relevait un PITIERAC pour nommer la paroisse.  Aula cariaca, quiriaca quiriac Guiriac  ne s’applique qu’au château. 

sémaphore ancien (2)

 

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Piriac : rue Emile Zola

Sur les conseils de Daudet, Emile Zola vint à Piriac dans «  un trou perdu  au bout du monde », fuyant la polémique crée par la sortie de GERMINAL.

Plutôt gourmand et même gourmet, il ne se priva pas de faire une cure de coquillages, découvrant des bancs d’oursins, de clovisses et d’arapèdes ( berniques), autant de plaisirs lui rappelant sa Provence.

L’éditeur Georges Charpentier, qui l’accompagnait, évoque «  ce nerveux les doigts si tremblants de bonheur quand il avait des palourdes à déjeuner, qu’il ne pouvait tout d’abord les manger ».

 

Lieu de séjour de ZOLA : CASTEL MARIE, place de l’église

Depuis ses fenêtres de la maison du docteur Herr, il pouvait contempler l’église sur le port, entourée des croix du cimétière, clos de murs bas, servant de terrain de jeux aux chats et aux enfants.

 

castel ker hermine

Lui et sa troupe sont émerveillés par la côte sauvage, ils pêchent la crevette, se baignent.. les « vaches rousses » sont le meilleur endroit pour les homards, aux deux grandes marées de l’équinox. Euphorique il écirt à Paul Alexis que c’est «  une fête, une belle vie qu’il faudrait mener quatre mois pour bien se porter ».

Ilrédige une nouvelle, les Coquillages de Mr Chabre. L’histoire raconte une idylle se passant dans la grotte à Madame à marée montante.

 

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Piriac : avenue Alphonse DAUDET<

Alphonse Daudet séjournant à l’hôtel des Bains, devenu l’hötel de la pointe puis aujourd’hui « la vigie », découvrit en 1874 et 1875 un véritable enchantement : «  On en peut vraiment rien trouver de plus délicieux, de plus retiré, que ce petit village perdu au milieu des rochers, intéressant par son double côté marin et pastoral ».

Il a connu la place de Piriac avec « un cimetière gai et charmant » entourant l’église à la manière bretonne, son mur bas, ses bancs de pierre croulants, ses croix et ses tombes usées par le vent du large. « Tout à coup en débouchant sur la place de l’église, nous nous trouvons entourés d’une lumière éblouissante, d’une prise claire gigantesque, d’un bruit de flots illimités ? c’était l’Océan, l’ Océan immense, infini, et son odeur fraîche et salée, et ce grand coup d’éventail que la marée montante dégage de chaque vague dans son élan. »

hôtel de la pointe

 

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08 novembre 2016

Piriac : avenue de KERJEAN

Piriac-sur-Mer dépendait jadis de la baronnie de Campzillon. Le territoire de Piriac-sur-Mer appartenait donc d'abord comme cette grande seigneurie, aux sires de la Roche, de Lohéac, de Montfort et de Laval. Châtellenie d'ancienneté, qualifiée de baronnie à partir du XVIème siècle, Campzillon relevait dès 1458 directement du duc de Bretagne. Cette seigneurie s'étendait en cinq paroisses : Mesquer, Piriac-sur-Mer, Guérande, Batz et Saint-Molf. Elle fut détachée de la baronnie de la Roche Bernard en 1424. Guy XIII, comte de Laval, avait donné ce territoire en dot à sa fille Jeanne de Laval, à l'occasion de son mariage avec Louis de Bourbon-Vendôme. Elle tenait son nom du château de Campzillon, siège de la baronnie, construit en 1569 par Pierre de Tournemine à la place d'une citadelle détruite en 1540 (dès 1540, on ne voyait plus que «l'emplacement des vieilles murailles dudit chasteau ruisné depuis longtemps et hors de mémoire de personne».

Au milieu du XVIème siècle, Pierre Tournemine augmenta l'importance de Campzillon en y annexant la seigneurie de Kerjean en Piriac-sur-Mer qu'il acheta des héritiers de feu Jean Pineau (Déclaration de Campzillon en 1581). Lors des guerres de Religion, le château de Campzillon est brûlé en 1590 par les troupes espagnoles venues soutenir le duc de Mercoeur.

Le siège de la seigneurie est alors transféré à Piriac-sur-Mer au château de Kerjean. La haute justice de Campzillon comprenait le Grand fief de ce nom et neuf tenues moins importantes ; elle s'exerçait au bourg de Piriac où se trouvaient ses ceps et collier, son auditoire et sa prison ; c'était aussi en Piriac que s'élevaient les fourches patibulaires de la baronnie "à six posts", selon l'aveu de 1572. 

photo chateau de kerjean

CHATEAU DE KERJEAN 001

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