Cette rue se trouve à l'entrée de Kerdinio.

Les papegaults étaient des exercices de tir à l'arc et à l'arbalète, qui avaient pour but de former les hommes de troupe. C'etait en même temps un divertissement qui suscitait parmi le peuple une grande stimulation à cause des réjouissances auxquelles ils donnaient lieu et des privilèges accordés aux " rois des papegaults" roi des arbalétriers et roi des archers c'est-à-dire à l'abatteur dans chacun de ces corps, de "l'oiseau" placé au haut d'un mât, formant cible.

L'institution du papegault fut consacrée à Guérande par des lettres du Duc François II de 1483, confirmées en 1489, 1493,et 1598. A l'origine l'abatteur de l'oiseau était exempt de " toutes tailles, emprunts, aides et autres subventions personnelles" ( archives de la Loire-Inférieure, Turnus Brutus, II, 412) et jouissait de la liberté de vendre " sous un seul brandon tout autant de vin de l'un des pays de Bretagne qu'il le pourra dans l'an de sa royauté" En 1485 ce débit en franchise fut réduit à 6 pipes de vins étrangers pour le roi des arbaletriers, à 4 pipes pour le roi des archers et, pour chacun, à 12 pipes de vin du pays. La double royauté des archers et des arbalétriers fut ramenée à son tour à une seule au début du XVIe siècle, celle de l'arquebuse ou du fusil.Puis à la suite de contestationssurvenues vers 1740 entre les fermiers des devoirs et le roi du papegault, la vent du vin en franchise dont jouissait celui-ci fut réglée par un arrêt de la cour de Guérande, et convertie en une somme fixée à 60 livres par an, payée par kes fermiers des devoirs. De fait le privilège du roi du papegault fut aboli en 1761, les fermiers des devoirs ayant refusé à partir de cette date, de payer cette charge.

La royauté du papegault durait une année et les exercices avaient lieu primitivement dans l'endroit qui fut appel& rue de l'arbalétrie.

Le Croisic et Piriac possedaient également leur papegault ; à Piriac cette institurion ne date que du mois de juin 1556 et fut confirmée par Loui XIV.

Les papegaults furent supprimés en Bretagne par un arrêt du conseil du Roi du 7 mai 1770 zt les sommes attribuées à l'abatteur, réunies aux hôpitaux pour l'entretien des enfants trouvés.

 

ref : note de M. Georges Garnier

Papegault 2