Anciennement «  chemin du Lehn » et dans les années 50 la municipalité changea les noms des chemins en noms de rues ; c’est ainsi que ce chemin pris le nom de "rue des cap-horniers" évoquant le fait que deux des villas situées devant la plage avaient été construites et habitées par deux capitaines au long cours qui avaient passé ce cap à la voile : Jean Lalande et Emile Baron.

Bon nombre de piriacais se sont lancés dans cette grande aventure qu’était le doublement du Cap Horn : le plus célèbre d’entre eux, que beaucoup ont connu, était Ernest Lebeau. Car il fut aussi maire de 1950 à 1959. Il était capitaine au long-cours ainsi que Jean Lalande ( déjà cité) et Jean Garel. Ernest Lebeau, Lui aussi fit construire la villa «  les récifs » à l’angle de la place du lehn et de la rue des cap-horniers.

Pour faire plaisir à leurs descendants, voici aussi les matelots : Etaient matelot Eugène Aubry, Joseph Jan, Armand Lacroix, Emmanuel Mahé, Constant Mabo, André Nogues, Jean-Louis Rio, Cl ément Loyer, Maximilien Rio, Amédée Rio, Jean Robert, Armand Roussel, Paul Sotin, Antoine Victor, François Mabo et le mousse Patrice Lagré.

Le Cap Horn c’est le symbole d’une époque glorieuse et magnifique des grands découvreurs mais les hommes connaissaient les innombrables périls qu’ils allaient affronter Ces marins des grands voiliers marchands ont sillonné la route du cap Horn reliant l’Europe aux portes du Pacifique, pendant plus de 100 ans, jusqu’en 1925, pour en raporter, du nitrate, des céréales, du nickel, du bois etc…

Affrontant les mers les plus inhospitalières, quelque soit la saison. Les cap-horniers ont écrit une des plus belles pages de l’histoire de notre Marine marchande.

S’ils ont survécu aux pires dangers, c’est grâce à des valeurs forgées petit à petit et qui sont toujours d’actualité : le courage, la ténacité et la solidarité.

Avant sa mort le capitaine Lebeau a tenu à écrire ses mémoires. ( revue Pen Kiriak n° 62)

Ref : en grande partie Georges Garnier

carteARG5031 cap horn

leon XIII 1907 voilier cap-hornier