photo de LoscoloDes feux sur la plage ?

En moyen breton (nom donné à la langue bretonne écrite de la fin du 11e Siècle à la première partie du 17e Siècle), « losk » signifie « brûlé » ou « état d’une chose qui brûle », au sens de feu fixe, et « koll », le coudrier qui donne « kollo » au pluriel.

Faut-il voir dans cette appellation une allusion aux feux que les habitants de Pénestin, jadis, auraient allumés sur la côte, pour provoquer des naufrages et ainsi récupérer les marchandises des navires ?

 

Un corps de garde ?

Une autre explication, toujours basée sur le terme « losk » qui désignerait un « feu fixe », fait référence à un corps de garde construit à Loscolo en 1774, doté d’un ou deux signaux pour prévenir la population locale et les troupes militaires d’une invasion imminente des Anglais.

 

cp loscoloUne dénomination antérieure

Cependant, la dénomination apparaît bien avant la construction de la guérite et des signaux implantés en 1774. En attestent les occurrences Lescollo, Loscolo, Loscollo lues aux 17e et 18e siècles et qui renvoient à l’ancien parcellaire agricole de ce secteur. Sur le plan linguistique, il est indéniable que ces formes se rattachent à la dénomination Louescouello relevée à deux reprises en 1612. Cette dernière atteste que les notations de l’époque moderne résultent de la simplification d’un toponyme primitivement articulé [lu’eskou’ello] > [leskoullo], [loskoullo], > [leskolo] [loskolo]. Du fait de cette filiation irréfutable, l’interprétation à partir du radical breton losk, lesk, « brûlé », devient caduque.