Diverses interprétations souvent fantaisistes se sont succédées :plan pen aran

 

1 – LE CAP DES HARANGUES :

Ainsi Edouard Richer voyait dans « hareng » le français « harangue » et traduisait ainsi PEN ARAN en «  cap des harangues ». Richer et ses continuateurs justifiaient cette interprétation en expliquant avec le plus grand sérieux que les druides venaient en ce lieu déclamer des exhortations ( des harangues) au peuple.

 

2 – LE POISSON appelé HARENG

 

Enfin Gustave Blanchard reprend à son compte une hypothèse formulée en marge par le même Richer, lequel identifie « hareng » au français «  hareng : le poisson.Mais il préfère y voir « harinc » breton emprunté au n éerlandais ou au francique « haring » ayant le même sens : Le poisson « Clupea harangea « est une espèce commune aux abords de Piriac, qui depuis le 18e siècle au moins, fait l’objet d’un’ pêche saisonnière importante.

                                                                                                                   toponymes 012

3 – PEN AR RAN : la pointe du pays en breton ?

Traduction favorablement accueillie ; le DDE a retenu pour la signalisation Pen ar ran.

Le breton parlé à Piriac se rattache au dialecte vannetais et c’est en en/er et non en an/ar ; le toponyme aurait du se présenter sous la forme de Pen er ran ou Pen en ran.

 

4 – LES FORMES ANCIENNES

répertoriées par henri Quilgars dans « le dictionnaire topographique de la Loire-inférieure » les formes anciennes sont :

Penarant en 1572

Penharan en 1627

 

On y relève aussi » Penferan ».

Ce nom apparaît pour la première fois en 1397 dans un inventaire des rentes à percevoir en Piriac, ainsi que dans la retranscription de ce document en 1415.

Une nouvelle source indique l’existence d’un village de Penffuaren sur le territoire de Piriac en 1479

 

5– PREMIERE HYPOTHESE qui peut être avancée :

La graphie la plus ancienne  Penferan  qui pourrait se décomposer en pen peran ou pen paran, soit un diminutif en an , Penaran se traduirait par le bout de la petite parcelle.

 

6– SECONDE HYPOTHESE la plus probable

se fonde sur la graphie penffuaren qui semble indiquer en onomastique, une formation pen + guaren, sens de garenne en vannetais, terrain clos puis ensuite conservé pour la chasse.

Ce village de Penffuaren était a proximité de l’ancien camp retranché du Castelli.

Le castelli ( Castellic en 1572) est évocateur des éperons barrés utilisée au cours du second âge du fer. Ensuite dans le paysage médiéval, la succession de douves et de levées de terre du castelli ont offert toutes les caractéristiques d’un enclos ou d’un terrain aménagé.

Penaran, situé sur l’accés du site fortifié, fut donc ressenti comme «  le chef «  ou l’extrémité d’une garenne originale.

Il n »est pas interdit de penser que Penaran soit partie intégrante du système défensif du Castelli ou de son territoire immédiat.

 

Source : chronique de Gildas Buron ( cahiers du pays guerandais)

 

PEN AR RAN ET SON CALVAIRE :

calvaire de Pen Aran sur lieu d'origine 001

Vers 1926 un estivant bien connu des piriacais, le docteur Bezy, fit construire sa nouvelle résidence à l’entrée du village de Pen ar ran. Amoureux des vieilles pierrres qu’il glanait sur le territoire de la commune, un jour de 1932 il découvrit dans un champ, prés de Terneve, au lieu dit « Kergobel, une vielle pierre représentant le Christ en croix , élément d’un vieux calvaire. Il eut alors l’idée de reconstituer cet édifice disparu et à l’aide d’un ami ayant un chariot, il ramena sa trouvaille près de chez lui. Il récupéra de grosses pierres dans un fossé du château de Kerjean pour en faire la base du calvaire. (Source : Georges Garnier)

L'abbé Emile Letertre, dans son livre "Piriac hier et aujourd'hui paru en 1974 ajoute au sujet de ce calvaire "qu'il se promena même en cinq endroits différents avant de stationner où on peut l'admirer de nos jours".