L’étain :

Monsieur de Guerrande, à la pêche au bar, choisit un galet noir-violâtre, pour lester sa ligne. Or celui-ci était identique à ceux qu’il avait vu en Cornouaille où il fut exilé, aussi le ramena-t-il chez lui…. Sans le savoir il prenait la suite des phéniciens qui pillaient le métal précieux de Piriac pour l’emporter chez eux il y a deux ou trois mille ans.. il confia ce galetau directeur de la monnaie de Nantes quià son tour le confie au conservateur du museum.

LA MINE DE PIRIAC ETAIT DECOUVERTE !

« cet étain est d’excellente qualité sans aucune trace de cuivre, qualité précieuse pour l’étamage des glaces » précise Monsieur MORLENT en1819…. Les piriacais voient cette exploitation d’un mauvais œil : « ne va-t-on pas exproprier leurs vignes ? »

 

plage_de_la_mineEn 1826 tentative infructueuseà 4m seulement du filon ! et le projet dot pendant 20 ans , faute d’autorisation de concession.

En 1847 les anglais arrivent pour exploiter la mine !! des conflits locaux s’ouvrent dès le premier coup de pioche mais les travaux continuent . On exploite la plage de Port-Lauray. En 1854 le puits JULES est poussé à une vingtaine de mètres, le puits LOUIS cinquante mètres plus loin ; le puits PETER, dans les schistes est poussé à 50 mètres.

 

Rapport d’un ingénieur : "Arrivés à Port Lauray en 1847, nos travaux n’ont pas été un moment ralentis pendant la désastreuse année 1848 : nous avons fait 105m de puits plus200m de galerie. Nous avons prospecté la vallée de Kervin sur plus de mille mètres". Mais les résultats ne sont pas très brillants, les terrains étant trop humides et la mer trop proche. Après l’exploitation de la plage de Port-lauray, on attaque la dune puis le vallon de Kervin vers Lérat et Brandu…manifestement la mine n’est pas rentable, on décide sa fermeture…

 L’or :

Des paillettes d’or ont été recueillies en 1818 et 1848 lors du lavage des sables sur les plages. En octobre 1848, Monsieur ARDOIN fit ajouter l’or à la demande de concession de mine d’étain. En 1964, au début du fonçage du puits du BRGM, un peu d’or a été trouvé dans un échantillon de « greisen » à muscovite, par ailleurs minéralisé en cassitérite et topaze.

 

Le tombeau d’Almanzor.. un des fantasmes élucidés ?

 Un autel druidique ?Edouard Richer, En 1823, écrit dans « voyage pittoresque dans le département de la Loire-inférieure »que certains érudits assimilent ce rocher à un auteldruidique dont il aurait la forme. Il fait allusion à Morlent qui écrivit en1819 : « Si nous en croyonsles antiquaires ( spécialistes de l’antiquité) les monuments de ce genre évidemment druidiques, ainsi le tombeau d’Almansor est un autel druidique où les ministres de Teutatès égorgeaient des hommes, des chevaux, des chiens. Les bassins creusés au nombre de dix, qui occupent le plan supérieur, répondent à une rigole qui descend jusqu’au pied de l’autel ; ils servaient à recueillir le sang des victimes qui coulait à la vue du peuple assemblé… »

 Ces « fameux » bassins étaient en fait dus à l’exploitation de la mine d’étain :

« L’endroit se trouve assez difficile à exploiter à cause de la mer et de son impétuosité. On avait construit jusqu’au « tombeau d’Almanzor » afin d’installer un treuil. Pour ce faire on avait du forer ces trous mystérieux qui ont fait passer des nuits blanches à bien des archéologues Le travail ne remontait pas aux druides mais à la mine d’étain en 1851. Une tempête enleva la digue, vengeance d’Almanzor sans aucun doute.

(source : E.Letertre « Piriac au XIXe siècle)